Article publié le 30/01/2026 sur Allo Ortho
Le neurologue a pour mission principale d’évaluer et de soigner les troubles neurologiques. Mais il lui revient aussi d’alerter lorsqu’une pathologie ou un trouble cognitif peut compromettre la sécurité du patient ou celle des autres sur la route.
La conduite dite « automatique », celle des trajets connus et routiniers, reste souvent bien préservée. Le danger apparaît surtout face à l’imprévu : un piéton qui surgit, un changement de signalisation, un freinage brusque. Ces situations exigent une adaptation rapide, parfois difficile lorsque certaines fonctions cognitives sont touchées, sans que la personne ne s’en rende compte au quotidien.
Depuis l’arrêté du 3 avril 2022, les troubles cognitifs liés aux maladies neuroévolutives (maladie d’Alzheimer et maladies apparentées) font partie des affections médicales considérées comme incompatibles avec la conduite en l’absence d’évaluation médicale spécifique. Si le patient choisit néanmoins de continuer à conduire sans avoir réalisé l’évaluation préfectorale, il engage sa responsabilité personnelle. En cas d’accident, l’assurance peut refuser toute indemnisation si une inaptitude médicale connue n’a pas été déclarée. Perdre le droit de conduire ne signifie pas perdre toute autonomie. Des solutions existent. Des aménagements peuvent être aussi proposés.