Chez les femmes ayant survécu à un cancer du sein, les troubles cognitifs peuvent persister longtemps après les traitements et avoir un impact important sur la qualité de vie.
– Fatigue physique et mentale dans tous les actes de la vie, jusqu’à la “saturation”
– Avoir besoin de plus de temps pour comprendre, réfléchir, répondre
– Ne plus réussir à lire un texte long, être distraite par le moindre bruit, ne plus pouvoir suivre une réunion complexe
– Ne plus pouvoir cuisiner en écoutant la radio, conduire tout en parlant
– Avoir des difficultés à planifier ou organiser des événements, à s’adapter à une nouvelle situation
– Avoir le mot sur le bout de la langue sans pouvoir le saisir, perdre en fluidité verbale, faire plus de pauses dans le discours
– Oublier ce qu’on voulait dire, perdre le fil d’une conversation, oublier les rendez-vous, les noms, les consignes, avoir des difficultés à apprendre une nouvelle information ou à retrouver des souvenirs récents
Ces difficultés ne relèvent ni d’un manque de motivation ni d’une simple anxiété. Elles correspondent à des mécanismes complexes mêlant facteurs neurologiques, hormonaux, inflammatoires, psychologiques et sociaux.
L’orthophoniste contribue au repérage, à l’évaluation et à l’accompagnement des troubles cognitifs et communicationnels liés au cancer.
Parler de ces difficultés est essentiel : parce que sortir d’un cancer ne signifie pas toujours retrouver immédiatement son fonctionnement cognitif d’avant.
Ce brouillard, on peut apprendre à le dissiper.




