Article publié le 27 février 2026
Certains parents qui ont bégayé dans leur enfance ou bégaient encore sont inquiets de transmettre ce bégaiement à leur enfant. Ils savent aussi que vivre avec un bégaiement dans une société qui ne le comprend pas toujours peut être difficile.
La recherche a permis de montrer que :
• Oui le bégaiement a une origine en partie génétique
• Plusieurs gènes ou parties de gènes ont été identifiés
• Les mêmes gènes sont aussi impliqués dans d’autres particularités du neurodéveloppement
• Les gènes identifiés sont aussi ceux qui permettent le fonctionnement du cerveau, notamment la gestion du rythme ou les mouvements de précision (la «motricité fine»)
• Le bégaiement est cependant « multifactoriel »
Si un parent qui a une histoire familiale de bégaiement, le repère chez son enfant, son expérience sera utile. Cela permettra d’identifier les répétitions de sons ou les blocages qui se font avec effort. Le parent pourra aussi détecter les signes d’inconfort de son enfant lors de ces moments de bégaiement.
L’essentiel pour savoir s’il faut consulter un orthophoniste est bien de repérer si l’enfant est gêné par le bégaiement. L’inquiétude des parents est aussi une raison de consulter. Ils pourront décider ensemble de modifier certains éléments de la situation (le langage adressé à l’enfant, l’accueil des émotions, les connaissances sur la parole et le bégaiement, les rythmes de vie de l’enfant). Quoi qu’il en soit, bégaiement ou pas, l’enfant doit pouvoir dire tout ce qu’il veut, à qui il veut et quand il veut.




