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Les articles publiés sur le site Allo Ortho

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Ma colocataire Léa a une sclérose en plaques (SEP)

Article publié sur Allo Ortho
https://www.allo-ortho.com

Actuellement, en France, on compte environ 110 000 personnes atteintes de SEP, qui sont plus fréquemment des femmes. Aujourd’hui, il existe des traitements médicaux qui permettent de réduire la fréquence des poussées et de ralentir l’évolution de la maladie. Cependant la qualité de vie des personnes atteintes de SEP et de leur entourage est affectée.

Léa est suivie très régulièrement par son médecin généraliste et son neurologue. Elle suit des séances de kinésithérapie. Elle a aussi participé à des ateliers d’éducation thérapeutique pour mieux comprendre comment prendre soin d’elle-même. Des séances d’orthophonie peuvent être conseillées, de façon plus ou moins précoce selon l’évolution des symptômes.

La SEP fait partie de sa vie, mais elle ne la définit pas. Je dois accepter qu’il y ait des jours « sans ». Ne pas minimiser sa fatigue. Ce n’est pas une fatigue « normale » : c’est une fatigue neurologique, imprévisible, qui peut tomber sans prévenir. Parfois, après une journée de travail, elle n’a plus l’énergie de sortir. Parfois elle cherche ses mots. Parfois elle devient irritable, simplement parce qu’elle est épuisée.

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Femmes et Covid long : pourquoi suis-je plus touchée… et comment l’orthophonie peut m’aider ?

Article publié sur Allo Ortho le 27 mars 2026
https://www.allo-ortho.com/femmes-et-covid-long-pourquoi-suis-je-plus-touchee-et-comment-lorthophonie-peut-maider/

En France, environ deux fois plus de femmes que d’hommes déclarent des symptômes prolongés après une infection au Covid-19. Le sur-risque est particulièrement marqué pour les femmes autour de 40-50 ans.

Les plaintes les plus fréquentes sont :
• Une fatigue mentale intense
• Des difficultés à se concentrer
• Des troubles de la mémoire
• Une lenteur pour réfléchir ou organiser ses idées
• Un manque du mot ou des difficultés à s’exprimer comme avant

Ces troubles sont parfois regroupés sous le terme de « brouillard cérébral ». Ils peuvent être discrets mais très handicapants dans la vie professionnelle, familiale et sociale. Lorsqu’ils concernent la mémoire, l’attention, le langage ou l’organisation du quotidien, l’orthophoniste a toute sa place dans le parcours de soins.

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Bégaiement et génétique

Article publié le 27 février 2026
Certains parents qui ont bégayé dans leur enfance ou bégaient encore sont inquiets de transmettre ce bégaiement à leur enfant. Ils savent aussi que vivre avec un bégaiement dans une société qui ne le comprend pas toujours peut être difficile.

La recherche a permis de montrer que :
• Oui le bégaiement a une origine en partie génétique
• Plusieurs gènes ou parties de gènes ont été identifiés
• Les mêmes gènes sont aussi impliqués dans d’autres particularités du neurodéveloppement
• Les gènes identifiés sont aussi ceux qui permettent le fonctionnement du cerveau, notamment la gestion du rythme ou les mouvements de précision (la «motricité fine»)
• Le bégaiement est cependant « multifactoriel »

Si un parent qui a une histoire familiale de bégaiement, le repère chez son enfant, son expérience sera utile. Cela permettra d’identifier les répétitions de sons ou les blocages qui se font avec effort. Le parent pourra aussi détecter les signes d’inconfort de son enfant lors de ces moments de bégaiement.

L’essentiel pour savoir s’il faut consulter un orthophoniste est bien de repérer si l’enfant est gêné par le bégaiement. L’inquiétude des parents est aussi une raison de consulter. Ils pourront décider ensemble de modifier certains éléments de la situation (le langage adressé à l’enfant, l’accueil des émotions, les connaissances sur la parole et le bégaiement, les rythmes de vie de l’enfant). Quoi qu’il en soit, bégaiement ou pas, l’enfant doit pouvoir dire tout ce qu’il veut, à qui il veut et quand il veut.

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Vieillissement et permis de conduire : on en est où ?

Article publié sur Allo Ortho
https://www.allo-ortho.com/vieillissement-et-permis-de-conduire-on-en-est-ou/

Avec l’âge, certaines capacités peuvent diminuer sans que l’on s’en rende compte : réflexes, attention, vision, audition. Ces changements ne signifient pas forcément qu’il faut arrêter de conduire, mais ils appellent à la prudence et à la prévention. Une nouvelle réforme européenne relance le débat sur les visites médicales obligatoires pour tous les conducteurs.
Le 25 mars 2025, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont trouvé un accord sur la révision de la directive relative au permis de conduire.
Cette réforme s’inscrit dans la stratégie européenne « Vision Zéro ». Son objectif est de réduire le nombre de morts sur les routes et de renforcer la prévention.
Les nouvelles règles prévoient une durée de validité du permis pouvant aller jusqu’à 15 ans.

En France, cette évolution est déjà encadrée par l’arrêté du 28 mars 2022, qui précise quelles maladies sont compatibles ou non avec la conduite automobile. Cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention et de sécurité partagée.

La visite médicale vise à s’assurer que les fonctions nécessaires à une conduite sûre sont préservées.
Elle correspond au texte réglementaire de mars 2022 (Journal officiel du 3 avril 2022), qui précise que le médecin vérifie notamment :

– La vision (acuité visuelle, champ visuel)
– L’audition
– L’équilibre et la motricité
– Les affections cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques, ainsi que les troubles cognitifs susceptibles d’interférer avec la conduite

La visite est réalisée par un médecin agréé par la préfecture. Lorsque celui-ci a un doute sur l’aptitude du conducteur, il peut demander un avis spécialisé, par exemple auprès d’un neurologue, d’un ophtalmologue ou d’un psychiatre.