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Vieillissement et permis de conduire : on en est où ?

Article publié sur Allo Ortho
https://www.allo-ortho.com/vieillissement-et-permis-de-conduire-on-en-est-ou/

Avec l’âge, certaines capacités peuvent diminuer sans que l’on s’en rende compte : réflexes, attention, vision, audition. Ces changements ne signifient pas forcément qu’il faut arrêter de conduire, mais ils appellent à la prudence et à la prévention. Une nouvelle réforme européenne relance le débat sur les visites médicales obligatoires pour tous les conducteurs.
Le 25 mars 2025, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont trouvé un accord sur la révision de la directive relative au permis de conduire.
Cette réforme s’inscrit dans la stratégie européenne « Vision Zéro ». Son objectif est de réduire le nombre de morts sur les routes et de renforcer la prévention.
Les nouvelles règles prévoient une durée de validité du permis pouvant aller jusqu’à 15 ans.

En France, cette évolution est déjà encadrée par l’arrêté du 28 mars 2022, qui précise quelles maladies sont compatibles ou non avec la conduite automobile. Cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention et de sécurité partagée.

La visite médicale vise à s’assurer que les fonctions nécessaires à une conduite sûre sont préservées.
Elle correspond au texte réglementaire de mars 2022 (Journal officiel du 3 avril 2022), qui précise que le médecin vérifie notamment :

– La vision (acuité visuelle, champ visuel)
– L’audition
– L’équilibre et la motricité
– Les affections cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques, ainsi que les troubles cognitifs susceptibles d’interférer avec la conduite

La visite est réalisée par un médecin agréé par la préfecture. Lorsque celui-ci a un doute sur l’aptitude du conducteur, il peut demander un avis spécialisé, par exemple auprès d’un neurologue, d’un ophtalmologue ou d’un psychiatre.

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Un « picky eater », qu’est-ce que c’est ?

Article publié sur Allo Ortho le 06/02/2026

Le « picky eater » ou « petit mangeur ».

Il s’agit d’une personne, enfant, adolescent ou adulte, qui se contente de manger de petites quantités d’aliments, qui est souvent sélectif, mais qui, au final, a une croissance régulière.
Il ne s’agit pas d’une pathologie alimentaire, mais plutôt d’un profil particulier, tout comme on voit parfois des « bons mangeurs ». Il est utile de poser des mots sur cette situation : comme dans tout diagnostic, il s’agit d’identifier ce qui se passe pour l’enfant, afin de proposer un accompagnement adapté pour lui et ses parents.

Le picky eater présente :
– une certaine sélectivité qui reste stable dans le temps
– a tendance à fractionner ses prises alimentaires
– va rarement manger de grandes quantités d’aliments à la fois
– va être un peu plus difficile que la moyenne
– a un panel alimentaire restreint
– un régularité de la courbe de poids et de taille : petit gabarit tout en restant en bonne santé

Sa santé n’est pas en danger.
Les parents sont inquiets, ils ont du mal à savoir si ce que mange leur enfant est suffisant et ils vont parfois vouloir le forcer à avaler davantage de nutriments. De plus, ils sont frustrés de constater que leur enfant est plus sélectif que la moyenne.
Les parents ont parfois pris l’habitude de nourrir leur bébé davantage pour le faire grossir que parce qu’il leur signalait sa faim.

La première chose à faire, c’est d’en parler avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Ce professionnel de santé vérifie que l’enfant est en bonne santé, que la courbe de poids est régulière.
Il arrive que l’on sollicite aussi un avis orthophonique.
Même si être picky eater n’est pas une maladie, on peut avoir besoin d’aide pour apprendre à gérer les repas difficiles, sans forçage. L’orthophoniste est là pour développer la curiosité alimentaire de l’enfant, guider la famille dans les essais à reproduire à la maison, veiller à ce que l’anxiété ne soit plus au premier plan lors des repas. Le partenariat parental est indispensable dans ce type de suivi.

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Mon neurologue m’a interdit de conduire alors que je conduis encore très bien !

Article publié le 30/01/2026 sur Allo Ortho
Le neurologue a pour mission principale d’évaluer et de soigner les troubles neurologiques. Mais il lui revient aussi d’alerter lorsqu’une pathologie ou un trouble cognitif peut compromettre la sécurité du patient ou celle des autres sur la route.
La conduite dite « automatique », celle des trajets connus et routiniers, reste souvent bien préservée. Le danger apparaît surtout face à l’imprévu : un piéton qui surgit, un changement de signalisation, un freinage brusque. Ces situations exigent une adaptation rapide, parfois difficile lorsque certaines fonctions cognitives sont touchées, sans que la personne ne s’en rende compte au quotidien.
Depuis l’arrêté du 3 avril 2022, les troubles cognitifs liés aux maladies neuroévolutives (maladie d’Alzheimer et maladies apparentées) font partie des affections médicales considérées comme incompatibles avec la conduite en l’absence d’évaluation médicale spécifique. Si le patient choisit néanmoins de continuer à conduire sans avoir réalisé l’évaluation préfectorale, il engage sa responsabilité personnelle. En cas d’accident, l’assurance peut refuser toute indemnisation si une inaptitude médicale connue n’a pas été déclarée. Perdre le droit de conduire ne signifie pas perdre toute autonomie. Des solutions existent. Des aménagements peuvent être aussi proposés.

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Vivre avec un trouble du langage oral quand on est adulte

Article publié sur Allo Ortho le 23/01/2026

Le trouble développemental du langage (TDL), anciennement appelé dysphasie, est une difficulté durable d’acquisition et d’utilisation du langage oral. Il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental. Il est diagnostiqué par un orthophoniste. Ce trouble est identifié dans l’enfance et ne disparaît pas à l’âge adulte.
Les signes les plus fréquents :
-Les difficultés d'expression orale
-La compréhension
-L'usage social du langage

Quelques outils qui aident à mieux communiquer :

-Fournir des explications claires et explicites pour qu’elle évite les erreurs de compréhension
-Utiliser des phrases simples et courtes
-Éviter de lui couper la parole
-Lui donner du temps pour répondre
-Il est préférable qu’une phrase contienne une seule information à la fois, avec des mots simples et fréquents
-Quand la personne avec TDL rencontre un nouveau mot ou une nouvelle expression, il ne faut pas hésiter à lui expliquer et à répéter cette nouveauté afin qu’elle l’intègre
-Le second degré, l’ironie ou les jeux de mots doivent être utilisés avec précaution, il est essentiel que la personne avec TDL ne se sente pas mal à l’aise
-Éviter de parler trop vite, de donner trop d’informations en même temps
-Éviter de s’impatienter en cas d’hésitations de la part de la personne TDL
-Proposer des reformulations et simplifier les phrases

Avoir un TDL n’est pas facile tous les jours et les personnes porteuses risquent de rencontrer des problèmes scolaires, professionnels et personnels. Mais, ce n’est pas une fatalité et vivre bien avec un TDL est tout à fait possible !

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L’otite séreuse, qu'est ce que c'est ?

Article publié le 16 janvier 2026 sur Allo Ortho
https://www.allo-ortho.com/lotite-sereuse/

L’otite séreuse ou séro-muqueuse, elle, est plus discrète donc possiblement sournoise. Elle donne peu de symptômes, et les enfants s’en plaignent très rarement.
Certains signes discrets peuvent alerter l’entourage :

-Un enfant qui semble en retrait, un peu dans son monde, notamment quand l’environnement est bruyant
-Un enfant souvent agité, surtout s’il y a du bruit autour (à la crèche, à l’école)
-Un enfant qui se touche fréquemment l’oreille
-Un enfant qui se réveille fréquemment la nuit, alors que ce n’était pas le cas auparavant
-Un enfant qui parle tardivement ou a des difficultés d’articulation
-Un enfant qui fait répéter l’adulte, qui veut augmenter le volume de la télévision, qui parle très fort…

Tout cela doit amener à consulter le médecin traitant ou le pédiatre dans un premier temps. Quand les épisodes se répètent et qu’il y a un impact, notamment sur l’audition, le médecin ORL peut proposer de poser des aérateurs (souvent appelés yoyos ou diabolos). Ce petit dispositif permet d’aérer par l’avant la caisse du tympan qui est toujours remplie de liquide.
Enfin, si l’otite séreuse a eu des répercussions sur le langage, un bilan et une rééducation orthophoniques sont tout à fait indiqués.